Fédération Médiévale et Renaissance
Ligue d'artillerie médiévale

Présentation

L'origine de la poudre noire reste incertaine. Ce mélange de salpêtre, de soufre et de charbon aurait été introduit en Europe au XIIIème siècle par les Arabes après que ceux-ci en aient obtenu le secret des Mongols, le tenant eux-mêmes des Chinois. Il est en réalité impossible d'attribuer la paternité des premières armes à feu, comme de la poudre - deux inventions extrêmement liées -, à l'Inde, à l'Arabie, à la Chine ou à l'Europe. La première référence écrite à la poudre est l'œuvre d'un certain Roger Bacon, un moine anglais connaissant la formule de fabrication et les effets de la poudre. Bien qu'il n’envisageât vraisemblablement pas son utilisation militaire, il préféra coder ses notes.
Les premières utilisations de la poudre se résumèrent à l'explosion de pétards primitifs ou au tir de fusées.
On suppute une première utilisation d'armes à feu peu avant 1300.
La première apparition avérée de pièces d'artillerie remonte à la bataille de Crécy en 1346, où Philippe VI est vaincu par Édouard III, malgré l'utilisation de cette nouvelle arme. La qualité aléatoire de la poudre empêche un tir précis et la technique balbutiante de l'artillerie interdit plus d'un tir à l'heure, le fût du canon devant se refroidir et être nettoyé. Les premières détonations résonnent sur la mer en 1381 alors que les Vénitiens font feu sur leurs rivaux Génois. Les bombardes sont des armes aléatoires qui explosent parfois, blessant ou tuant leurs servants. Le fer est d'abord utilisé, ensuite remplacé par le bronze, plus coûteux mais plus adapté à l'usage militaire.
On distingue trois types de pièces : les bombardes, les couleuvrines et les mortiers.

Le développement de l'Artillerie
Les bombardes sont à peine déplaçables après hissage sur des chariots spéciaux, ce qui limite leur feu à des situations précises alors que l'ennemi est à portée sans troupes amies dans l'angle de tir, fatalement large du fait du manque de précision. Les améliorations du XVème et du XVIème siècle permettent une plus grande mobilité, une précision accrue avec un développement des organes de visée et une plus grande fiabilité, avec des explosions de canon dues seulement à une erreur de manipulation. La manipulation des canons reste un exercice périlleux et c'est pourquoi on peut lire dans le traité de canonnerie de 1561, la recommandation faite au canonnier «d'honorer Dieu et craindre plus de l'offenser que nul homme de guerre, car, toutes les fois qu'il fait jouer sa pièce, il a son mortel ennemi devant lui».

Rationalisation de l'Artillerie
Les pièces d'artillerie sont déplacées par des chevaux ou grâce à des chariots payés ou réquisitionnés pour la manœuvre. Les conducteurs s'écartent du théâtre des opérations et ne disposent ni de la discipline ni de la formation des soldats. Le personnel de mise en œuvre des pièces reste longtemps civil et est peu considéré. La mise en place des pièces d'artillerie reste aléatoire. Il ne sera remédié à ces inconvénients que par la création de bataillons du train d'artillerie par l'empereur Napoléon 1er au XIXème siècle.

Les premiers essais d'armes à feu portatives
Dès le début du XIVème, on voit apparaître les premières armes à feu individuelles, simples et dangereuses pour le porteur comme pour l'adversaire. Ces «gueulardes» ou «pots de fer à traire garrots de feu» sont constitués d'un simple tube de fer à canon lisse fermé à une extrémité, exception faite d'une ouverture appelée lumière, parfois enchâssé dans une pièce de bois qu'on peut glisser sous le bras.

L'Arquebuse et le Mousquet
Malgré le scepticisme de certains généraux et la condamnation des armes à feu par l'église ou certains chevaliers, l'esprit imaginatif des hommes était déjà particulièrement excité par les armes. Des armuriers améliorèrent les qualités des armes à feu portatives, qui devinrent moins rustiques et séduisirent pour l'usage militaire et même la pratique de la chasse. L'arquebuse était née.
Un modèle plus imposant se développe : le mousquet. Plus lourd, mais aussi plus long, le mousquet nécessite un pied pour être utilisé.
Les deux armes vont rester contemporaines.

Objectif de la Ligue Nationale d'Artillerie :
• Offrir aux pratiquants un environnement sécurisé et divertissant pour l'exercice de leur passion.
• Offrir la possibilité aux associations organisatrices d'événements de le faire plus régulièrement dans le cadre de rencontres fédérales.

Missions de la Ligue Nationale d'Artillerie :
• Promotion.
• Assurance.
• Affiliation et labellisation des activités.
• Publication des règlements sécuritaires.
• Assistance pour les organisateurs d'événements.

La ligue d'Artillerie comprend 3 types d'activités de tir :

Les canons – Les armes portatives individuelles - Les armes portatives individuelles de la Renaissance


Un événement peut accueillir toutes les catégories décrites ci-avant. Aucune catégorie n’est considérée comme supérieure à une autre, puisque le contenu des activités est différent.